La Téranga sénégalaise

 

En séjournant au Sénégal, on est inévitablement touché par la Téranga (hospitalité) simple, humble et chaleureuse qui est accordée aux voyageurs. Combien de bonjours de la main, de sourires, de salutations, de mains serrées tout au long de la journée ? des centaines, des milliers de fois le contact est possible, facile.

Le repas se prend en communauté dans un grand plat. Si vous passez à proximité, une invitation " venez manger " est systématique. Le repas se partage en famille ou entre amis.

 

 

De même, si vous sympathisez avec une personne, il vous offrira facilement l’hospitalité chez lui ou dans sa famille. Il vous cèdera son lit et ira dormir ailleurs. Cet accueil naturel est touchant et sincère. Il fait partie d’un savoir vivre très humain qui privilégie le relationnel au matériel.

Cette solidarité est une valeur qui permet à tous de trouver un repas et un toit pour la nuit. Dans une même maison, toutes les générations se côtoient. Parents, enfants, grands parents, cousins vivent ensemble. La famille a une importance fondamentale. Ceux qui gagnent leur vie contribuent à nourrir les plus démunis.

 

 

Cette hospitalité et cette solidarité est totale dans les villages. Dans les grandes villes où le monde moderne impose ses contraintes, ces valeurs commencent à s’effriter. Souhaitons que la tendance ne s’accélère pas car ce sont ces valeurs humaines qui contribuent à garder l’Afrique debout malgré toutes les difficultés.

 

 

Qu’est-ce qu’on mange ?

En découvrant la Téranga sénégalaise, vous goutterez inévitablement à la succulente cuisine sénégalaise. Ce sont les femmes qui cuisinent et elles ont la réputation de faire la meilleure cuisine de l’Afrique de l’Ouest. la cuisine est essentiellement à base de riz et de poison.

Nous nous sommes gavés de nombreuses merveilles…

 

Le Tiéboudienne (traduction riz=tiéb, poisson=dienne). Avec des légumes, des sauces, des épices, piments… le plat mangé au quotidien

Le Maffé, du riz à la sauce d’arachide et de viande…extra

Le Yassa poulet, du riz (toujours et encore) avec une sauce aux oignons et du poulet (bien sur).

Des poissons farcis aux œufs, des légumes exotiques (manioc, patates douces). En brousse, le plat le plus mangé est le couscous de mil. Rien à voir avec le marocain, c’est un plat simple mais très nourrissant. Le mil pousse dans tous les champs (alors que l’essentiel du riz est importé). A base de mil, il y a la bouillie au couscous (lakh). Le lait caillé sucré est apprécié des enfants.

Dans les choses bizarres que nous avons mangé, il y a le riz sauce combo (a base d’un légume ressemblent à un cornichon). Je vous met au défi d’aimer ça…le Yet, un mollusque séché…goût et odeur très forts. Le poisson séché est plus aisé à manger, mais je ne pense pas que vous l’apprécieriez.

Ce n’est pas la saison, mais le fruit le plus apprécié des enfants est la mangue. Les enfants montent très haut dans les arbres pour les cueillir. Il y a la noix de coco, les mandarines, les bananes, la pomme de cajou et d’autres fruits selon les saisons.

Parmi les boissons locales le plus prisées, il y a le bissap (jus d’oseille rouge sucré), le jus de Bouille (fruit du baobab appelé pain de singe), le jus de tamarin, de gingembre. Bien sur, le coca est la boisson la plus prisée, mais coûte beaucoup plus chère et rares sont les personnes qui peuvent l’acheter. une bouteille de coca coûte 175 à 250 cfa, les jus locaux, vendus dans de petits sachets en plastique coûtent 25 cfa.

En bref, on mange de très bonnes choses au Sénégal et il y a plein de petites sucreries à découvrir (beignets, gâteaux à la noix de coco…). Sinon, le Sénégal étant un grand producteur d’arachide, on trouve des cacahouètes partout à vendre. Ca ne coûte pas cher et c’est très nourrissant.

Un paradis pour les gourmands mais un enfer pour les difficiles.

" On ne reste que 3 ou 4 jours… "

A propos de la Téranga sénégalaise, nous pouvons vous assurer qu’elle existe bien. Lors de notre séjour à Dakar, ne recherchant pas les hôtels touristiques, nous avions accepté la proposition de Dimmy, un jeune de Fatick, d’être hébergés par sa famille. Nous pensions n’y rester que 3, 4 jours. Cela fait maintenant 10 jours que nous sommes là et nous faisons partie de la famille. Nabou, la femme du foyer nous a laissé sa chambre, elle nous prépare de succulents plats et il ne semble pas que notre présence dérange qui que se soit. Comme dans toutes les familles beaucoup de monde passe dire bonjour et nous avons sympathisé avec de nombreuses personnes. Les sénégalais sont habitués à héberger des parents lointains ou des amis. Nous faisons partie de la famille et personne ne souhaite notre départ.

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