Chercheur de diamants
Chercheur de diamants
Tri
Tamis
METIER : CHERCHEUR DE DIAMANT
Lors d’une ballade dans la montagne, nous avons rencontré trois hommes le long d’une rivière. Comme dans les films d’aventure, ces hommes étaient chercheurs de diamants. Ils nous ont expliqué leur travail :

Après la saison des pluies, beaucoup d’hommes de la région partent pour plusieurs mois dans la montagne. La pluie forme de violentes rivières et emporte avec elle de la terre, des cailloux, du sable, les pierres précieuses qui se forment dans la roche. Avec l’érosion due à l’eau, ils se retrouvent dans le lit de la rivière.

Lorsque l’exploitation est industrielle, les hommes sont employés dans une exploitation. Le patron empoche plus de la moitié des diamants trouvés et le salaire est proportionnel à la quantité.

La première étape du travail consiste à détourner le cours d’une rivière. Plusieurs semaines sont nécessaires. Il faut construire un barrage et assécher le lit. C’est dans les couches profondes de celui-ci que les diamants se cachent. Il faut creuser la terre. Lorsque les couches où les diamants sont supposés se cacher sont atteintes, un long travail commence. Il faut déplacer des tonnes de cailloux. Ensuite à l’aide de tamis de tailles différentes, le sable retourne à la rivière et les cailloux sont sélectionnés, dégrossis. Les chercheurs examinent avec minutie les tas de cailloux avec l’aide d’un petit bâton (la plupart des diamants ne sont pas plus gros qu’une tête d’allumette).

Les chercheurs que nous avons rencontrés, font un travail artisanal. Ils travaillent pour leur propre compte, mais les moyens d’extraction sont plus modestes. Ils se contentent d’extraire des cailloux de la rivière, les tamisent et examinent longuement des tas qu’ils déposent au sol. C’est un travail très minutieux, les yeux souffrent, les diamants sont à peine perceptibles. Il faut de la concentration, de la patience et supporter la forte chaleur.

Les chercheurs rentrent souvent bredouille. Les trois que nous avons rencontré travaillent ensemble et se partagent les gains. Ils gagnent au mieux mille francs par mois. C’est beaucoup pour le Brésil (le salaire minimum est de 400 francs, mais le chômage est très fort). C’est au prix d’un travail qui allie physique et concentration que ces hommes nourrissent la famille.

Le matin, ils quittent leur village à 5 heures pour se rendre dans la montagne après 2 heures de marche. A 16 heures ils prennent la direction du retour.

Comme ils nous l’ont dit, nous leur avons porté chance. En effet, durant notre présence, l’un d’eux a trouvé un petit diamant (pas plus gros qu’une tête d’allumette). Cette heureuse découverte leur fera gagner environ 600 francs. La journée aura été bonne, car ils rentrent à la maison souvent " bredouilles ".

L’un d’eux nous a avoué qu’il n’y a pas si longtemps, il aurait couru au bar voisin fêter cette heureuse découverte… Mais fièrement, il nous avoue qu’il a arrêté de boire depuis un mois.

Nous nous sommes quittés heureux. Nous de les avoir rencontrés (qui n’a pas rêvé un jour de ces aventuriers chercheurs d’or et de diamants…) et eux de leur découverte…

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